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Manta

Le domicile d’une riche résidente visité par des « déménageurs ». Le butin s’élève à 4 millions d’euros.

Une équipe de cinq jeunes gens avaient déménagé plus tôt dans la journée du mobilier au domicile de Mme Madeleine Douglas  ; ils sont suspectés d’avoir procédé à un repérage, puisque quelques heures plus tard, la riche veuve recevait la « visite » de l’un d’eux. Elle l’a formellement reconnu et a pu dresser un portrait-robot aux enquêteurs.

L’affaire se déroule dans la soirée, la police est appelée pour intervenir au domicile de Madeleine Douglas  : elle a surpris un malfaiteur qui s’est introduit par effraction. Après avoir tenté de le rattraper sans succès, le cambrioleur a réussi à prendre la fuite. 

Après l’arrivée des policiers, qui ont fait le tour de la propriété et de la bâtisse sans avoir pu interpeller le moindre suspect, Mme Douglas a pu dresser un portrait-robot très précis et a admis avoir formellement reconnu un des déménageurs intervenu le jour même chez elle. 

On ignore si le suspect a agi seul, mais il aurait procédé à l’effraction, la fouille et le vol du contenu du coffre-fort  de Madeleine Douglas : principalement des bijoux. Le montant du vol s’élève à plusieurs millions d’euros.

Chroniques

Rêvez Livres [12/03/2017]

Une histoire qui nous cueille direct, un thriller qui tient la route. Ravie d’avoir passé une heure et demi dans une course poursuite de haute volée. J’ai été agréablement surprise et j’ai beaucoup aimé les personnages et le style. Un vol de bijoux, 5 jeunes qui aident une vieille dame à déménager et une enquête que l’on veut résoudre nous-mêmes. Au fur et à mesure l’intrigue monte en puissance, l’action se précise, le rythme s’accélère et sans qu’on ait le temps de réagir on l’a déjà fini.

Par contre j’ai moins aimé les dialogues en général qui sont, selon moi, pas en adéquation avec les personnages , c’est trop alambiqué. Heureusement, l’histoire se tient, le suspens est maintenu jusqu’au bout et il y a de nombreux rebondissements  comme dans tout bon thriller .

Une bonne surprise donc et ça m’a donné envie d’en lire d’autres de cet auteur méconnu.

VERDICT

Un thriller super sympa, qui ne se prend pas au sérieux mais qui est sérieusement efficace.

Soul Books [29/01/2017]

 Contactée il y a un petit moment par l’auteur de ce polar, Yann Julien, pour un Service Presse, c’est avec plaisir et honneur que je m’y suis plongée. J’ai pris mon temps, c’est le cas de le dire, mais d’autres lectures étaient en attente depuis longtemps… 🙁

Tout d’abord, je tiens à dire que MANTA est une jolie découverte. A la base, je ne suis pas une fan invétérée des polars, mais jaime la nouveauté et je vous rappelle qu’il y a peu je ne lisais aucun thriller 😉 

L’histoire tient en haleine même si je me suis un peu perdue dans les détails concernant « la chute » de Lebreuil, un flic plus ou moins efficace aux méthodes critiquées par ses supérieurs. Cependant, on revient vite à l’affaire Douglas, un véritable sac de noeuds qui paraît être à moitié démêlé dès le début, mais Yann Julien n’abat ses cartes qu’à la toute fin et c’est ce qui m’a conquise le plus. Je dois avouer avoir eu peur que la fin ne remplisse pas « le contrat », mais jackpot, la mission est accomplie, une fin comprise que lorsqu’elle se présente à nous. Cette dernière nous rappelant de nous méfier des apparences… 

Les personnages, quant à eux, pourraient être nos voisins de pallier, plus vrais que nature^^, ce qui nous permet de mieux nous intégrer à l’histoire. Quelques protagonistes méritaient peut être un peu plus de lumière, comme Natasha par exemple ou encore sur Tim et Alan.

Pour ce qui est de la plume de l’auteur, ce fût une lecture agréable, fluide avec un rythme régulier quelque peu imposé par le genre littéraire. 

En bref : un bon sujet, un bon déroulement, une plume agréable et une fin inattendue, pour moi c’est à 99% un zéro faute, juste ce petit truc de détails qui m’a chiffoné mais rien de bien méchant ^^

Amateurs de polars, FONCEZ!!!

Terre du Noir [31/10/2016]

Un des objectifs de Terre du noir, c’est de donner une (modeste) visibilité à des auteurs et des livres qui ne bénéficient pas forcément de publicité. Tenir un blog tel que celui-ci peut être l’occasion de faire des rencontres et des découvertes. Avec Yann Julien et son Manta la surprise était belle. 
Un cambriolage chez une riche veuve. Des suspects et une enquête qui débute. Voilà le point de départ assez classique de ce polar. Pourtant, l’auteur va nous emmener ailleurs, loin des clichés auxquels on pourrait s’attendre. Son récit est rapide, ses descriptions limitées, ses personnages décrits succinctement nous font penser aux romans policiers épurés des années 70. 
Yann Julien conduit ses protagonistes et ses lecteurs entre Paris et Dijon. Alan et Tim sont deux personnages bien travaillés et le duo fonctionne à merveille. Tim est un geek un peu immature. Alan est un type qui a soif de vengeance. Le premier n’a jamais fait de bêtise, le second a passé quelques mois à l’ombre. On aussi un vrai méchant servi par une horde de brutes : Faust et ses sbires. Je dois dire que j’ai bien aimé les scènes dans son domicile. Enfin, on a un policier, Lebreuil qui traîne quelques casseroles dont il aimerait bien se débarrasser. Donc côté personnage, on a ce qu’il nous faut. 
Ensuite l’intrigue en elle-même est simple et efficace. L’auteur distille quelques indices et des fausses pistes. Il prend du plaisir à écrire et à raconter une histoire et ça se voit. Il y a de l’humour dans ses dialogues et Tim est l’un des personnages qui ne se prend pas au sérieux et qui se demande dans quel guêpier il a été mis. Malgré lui, il va donc être entraîner dans des situations qui le dépassent et qu’il ne pensait pas trouver ailleurs qu’au cinéma. Le côté décalé de ce personnage m’a séduit. 

Cependant, il est dommage que ce roman soit si court. Il se lit très vite, en quelques heures. En ce sens, il remplit très bien son rôle : un polar qui va vite, qui ne s’encombre pas de descriptions et psychologie inutile. J’aurais toutefois aimé un peu plus de matière. 

L’auteur : en naviguant sur internet, on peut remarquer que Yann Julien n’en est pas à son coup d’essai. Manta est en effet son quatrième roman qu’il publie à compte d’auteur. Par choix ? Par défaut ? En tous les cas, je pense qu’il pourra très bientôt rejoindre une maison d’éditions car cet auteur a du talent. 

The Fab’s blog [31/08/2016]

Yann Julien se présente comme un auteur amateur qui n’a pas d’autre prétention littéraire que de faire passer un agréable moment au lecteur… C’est déjà beaucoup ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’il compte déjà quatre romans à son actif et est surtout sacrément courageux. Yann Julien n’est pas de ceux qui ont peur de soumettre leur travail aux lecteur(rice)s lambda. Je m’explique… Yann Julien fréquente sur Facebook le groupe des Mordus de thrillers, groupe que je fréquente également.  Il y a quelques jours, voici qu’il balance un message et qu’il propose à celles et ceux qui sont intéressés de lire son dernier roman. Yann Julien précisait qu’iln’attendait rien de nous, il voulait juste recueillir notre avis. Charmée par la démarche, ni une, ni deux, voici que je le contacte et lui demande de me faire parvenir son ebook. Quelques échanges de mails plus tard, me voici en possession de Manta.

Tout commence par un flash info. Une richissime veuve, Madeleine Douglas,vient de se faire cambrioler. Ayantformellement reconnu le malfaiteur, un portrait-robot a pu être dressé. C’est un des déménageurs qui est intervenu chez elle le jour même qui a commis le larcin. Enfin…, le butin s’élève à quatre millions d’euros. Blessé à la jambe, le suspect,Bruno, se retrouve à l’hôpital. Après son opération, il partage pour quelques heures seulement la chambre de Tim, un jeune geek qui n’est pas insensible aux charmes des infirmières… A peine ont-ils échangé quelques mots que Bruno n’est déjà plus de ce monde… Ilsemblerait qu’il ait été assassiné par un homme encapuchonné qui portait un blouson rouge sur lequel était cousu un blason représentant une raie manta… Les manta, un gang de petits voyous sans envergure.Se peut-il que cette organisation minable soit à l’origine du cambriolage ? De retour à son domicile, Tim va être malgré lui, mêlé à cette affaire. Bruno, est-il ce coupable que tout semble désigner ?

Manta est un roman d’action, qui, sans être d’une grande originalité, fait le job. Plus on avance dans sa lecture, plus le rythme s’accélère, les images défilent et l’envie de tourner les pages nous prend. Seul bémol, c’est que ce besoin n’intervient qu’à partir du moment où lespersonnages se retrouvent dans le centre de maintenance ferroviaire, soit à un peu plus des deux tiers du roman.  Avant, j’ai eu un peu demal à rentrer dans l’histoire. Pourtant le début était prometteur. Ce qui m’a freiné, ce sont les dialogues. Ils sont, de mon point de vue, en décalage avec les personnages. J’aurai aimé un langage plus familier, plus cru,  moins littéraire. Les personnages s’expriment comme dans un livre (euh…).  De ce fait, ils n’embarquent pas le lecteur tout simplement parce qu’ils perdent en crédibilité.  Au début, j’ai eu l’impression de lire un scénario, très descriptif, moins dans l’action. Ce ressenti s’est fait oublier quand tout s’accélère, comme si d’un seul coup, les personnages se lâchaient… Hormis, le style qui m’a un peu perturbée dans la première partie, l’histoire bien que  classique, est crédible et la fin surprend le lecteur. De surcroît, Yann Julien a de l’humour et le dose plutôt bien. J’ai particulièrement apprécié le clind’œil à Tintin lorsqu’un des personnages dit « Haut les mains » et qu’un autre ironise sur l’utilisation de cette expression quelque peu désuète. 

Yann Julien a beau se définir comme un écrivain amateur, je parie qu’ilne le restera pas longtemps. Il maîtrise l’écriture, connaît toutes lesrecettes pour capter l’attention du lecteur, il ne lui manque pas grand chose pour que ses livres trônent sur les têtes de gondoles des librairies les plus fréquentées…

Pour conclure, je tiens à remercier Yann Julien pour sa démarche, sagentillesse et j’espère que mes quelques mots l’encourageront  plusqu’ils ne le décourageront. 

Belle lecture !